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La pêche au doré au Lac-Saint-Jean, c’est géant !

Martin Pêcheur et son superbe Doré. Crédit - Yves Ouellet

Une réglementation avantageuse

Territoire de prédilection pour la pêche sportive, l’Aire faunique communautaire (AFC) du lac Saint-Jean se démarque des autres régions du Québec par sa réglementation avantageuse. Pour le grand bonheur des amateurs de pêche, les limites de prises du doré jaune passe de 6 à 10, sans limites de taille…un poisson géant vous attend peut-être !

L’AFC du lac Saint-Jean est un plan d’eau public où la pêche sportive est gérée par une corporation sans but lucratif. La pratique de la pêche dans l’AFC requiert une autorisation de pêcher, couramment appelée droit d’accès, émis par l’organisme gestionnaire soit la Corporation de LACtivité Pêche Lac-Saint-Jean. L’AFC du lac Saint-Jean englobe le lac du même nom, une partie des 16 tributaires et le lac à Jim. Fort de ses 210 kilomètres de rives, le lac Saint-Jean est un plan d’eau facilement accessible. Un réseau de marinas et de rampes de mise à l’eau facilitera le séjour de pêche.

Pour connaître le territoire de l’Aire faunique communautaire du lac Saint-Jean

Pour plus de succès lors de votre prochain séjour de pêche au doré

Présent seulement en Amérique du Nord, le doré jaune, est le 2e poisson le plus populaire chez les pêcheurs québécois. Reconnu pour sa chair blanche et crémeuse, il se cuisine facilement avec un minimum d’ingrédients.

Pour augmenter nos chances de capture, il est préférable de savoir que le doré est un poisson plus actif en fin de journée, dans les eaux turbides ou par temps nuageux. Il s’agit d’une espèce grégaire. Il se tient donc en banc. Il préfère aussi les eaux fraîches se situant entre 10 et 24 °C avec des températures optimales de croissance de l’ordre de 18 à 22 °C.

D’autres espèces de poisson attendent les pêcheurs. La Ouananiche, notre saumon d’eau douce et emblème animalier du Saguenay-Lac-Saint-Jean a fait la renommée de la destination touristique au 19e siècle. Appréciée des amateurs pour l’intensité de son combat et sa saveur unique, la Ouananiche est digne des meilleurs repas du terroir. Saviez-vous qu’il y a 26 autres espèces de poissons qui vivent dans les eaux du lac Saint-Jean ?

D’excellents guides de pêche proposent des expéditions sur le lac Saint-Jean. Accompagnés d’experts en la matière, les adeptes s’assurent des captures qui feront sans doute des jaloux.

Pour connaître la réglementation en vigueur du 27 mai au 11 septembre 2011, consultez le site Internet de la Corporation de LACtivité Pêche du Lac-Saint-Jean .

Les navigateurs avertis peuvent se procurer la carte marine du lac Saint-Jean (numéro de carte marine 6100 disponible via le site Internet de Pêches et Océans Canada )

Bonne pêche !
Virginie Brisson
Destination Lac-Saint-Jean

Une pêche miraculeuse au lac Saint-Jean, c'est possible !

Écrit le Lundi, 13 juin, 2011 par Maxime St-Laurent et déposé dans Activités, Aventures nautiques

Sur le toit du Royaume

Le belvédère du pic de la Hutte domine toute la région.

De presque partout au Saguenay, on aperçoit au loin un imposant massif qui culmine à près de 1 000 mètres d’altitude. Ce sont les fameux Monts-Valin avec leurs vastes espaces sauvages, leurs centaines de lacs et leu nombreux pics qui les couronnent.

Il y a déjà longtemps que les résidents du Royaume du Saguenay ont pris d’assaut l’immense territoire des Monts-Valin, à la fois si près et si inaccessible. Les mordus de pêche, amants de grande nature et amateurs de loisirs motorisés s’y sont installés au gré du réseau de chemins forestiers qui s’étendait. Puis les adeptes de raquette, de randonnée pédestre et de plein air en général on aussi découvert ici un terrain de jeu exceptionnel en hiver comme en été, pour sa neige abondante et les fantômes qui habitent ses hauteurs ainsi que pour la qualité des points de vue spectaculaires (15 sommets de plus de 900 mètres ) qu’on peut aller chercher d’un sommet à l’autre. Chaque type d’utilisateur trouve désormais sa place sur les monts alors que le parc national des Monts-Valin protège les milieux naturels les plus représentatifs au bénéfice des amateurs de plein air.

Du nouveau au parc

La pêche demeure l’activité maîtresse sur les Monts-Valin et même dans le parc. Il ne faut pas s’en surprendre quand on sait la multitude de lacs parsemés sur le territoire ainsi que les excellents résultats de pêche. Toutefois, pour les nombreux amants de randonnée pédestre, le parc national des Monts-Valin a toujours représenté une destination excitante et elle le sera de plus en plus. Déjà, il y a 30 ans, les fondateurs du club Les Randonneurs du Saguenay développaient le sentier du pic de la Tête de chien qui devient aujourd’hui l’amorce d’un premier sentier de longue randonnée qui va, à coup sûr, connaître une grande popularité.

Les Pics

Le sentier des Pics s’étire sur 20 km et offre comme principales caractéristiques sa dénivellation appréciable et le fait qu’il nous conduise d’un sommet à l’autre et donc, d’un point de vue à l’autre. Il révèle ainsi toutes les dimensions naturelles du territoire en permettant d’admirer l’ensemble de la région d’un seul coup d’œil ou en se concentrant sur la vallée monumentale du fjord, sur le massif montagneux lui-même, sur la forêt qui s’étend à l’infini et les lacs qui la décorent.

Les marcheurs vont profiter d’une variété de services qui leur permettront de parcourir tout le sentier en couchant dans des refuges. Ils pourront faire l’aller-retour (40 km) mais aussi, partir d’un bout ou l’autre en utilisant le service de navette et marcher léger s’ils le désirent, en demandant le transport des bagages. Le niveau de difficulté maximum sera pour ceux qui entreprendront la randonnée à partir du centre de services et qui affronteront une ascension quasi-constante.

Je n’ai pas pu parcourir tout le sentier puisqu’il n’est pas encore ouvert à cause de l’enneigement. Mais j’ai pu en faire un petit bout en compagnie de la coordonnatrice Josée Vincent, histoire de constater qu’il s’agit d’une piste vraiment agréable, étroite, dont l’aménagement reflète un grand respect de la nature. Les relais et refuges procurent un abri pratique et confortable dans le contexte. Et que dire des points de vue à couper le souffle qu’on contemple sans se lasser à partir des belvédères ? Le sentier des pics deviendra vitre la coqueluche des marcheurs.

Et le reste…

Le secteur des Méandres vu du Mirador

Et il ne faut pas oublier les autres sentiers pour autant, dont celui du Mirador, accessible à toute la famille et qui fait accéder à une perspective grandiose sur les méandres de la rivière Valin et le massif. La rivière sur laquelle on peut aussi faire de très belles promenades en canot ou en kayak.

Le parc national des Monts-Valin fait également la location de magnifiques chalets tout équipés (sauf la literie sur demande) ainsi que de quelques emplacements de camping rustique. Un petit secret ? Au bout du camping de groupe, L’Eau-Vive, on trouve un superbe emplacement double, très tranquille et juste au bord de la rivière.

Le camping reste dans la mire des responsables et il faut souhaiter des développements prochains qui permettront d’accueillir des véhicules récréatifs.

Des trésors à découvrir

Sur un territoire délaissé par les touristes et les Bleuets eux-mêmes, on trouve de véritables trésors naturels qui sont pourtant presqu’à portée de main. La chute Gagnon de Saint-Ambroise, le site de Chute-aux-Galets de Saint-David-de-Falardeau et le lac Tchitogama de Lamarche s’avèrent de pures merveilles qu’il faut découvrir.

Sur les hauteurs des rives escarpées du grand lac Tchitogama, Nicole Dupont et Reynald Lessard se sont bâti un nid de retraite confortable et spectaculaire pour le partager avec leurs visiteurs de partout dans le monde. Chaque fois que leur regard porte au loin, c’est ce lac incroyablement fabuleux, sauvage, majestueux et impressionnant qu’ils admirent. Le lac Tchitogama repose dans une faille parallèle au Saguenay et s’ouvre sur la Péribonka comme un bras de 15 kilomètres de longueur, perpendiculaire à la rivière. Paradis des pêcheurs, il devient de plus en plus celui des villégiateurs et, aussi, des kayakistes.

Nicole et Reynald de la résidence de tourisme Brise du lac

Nicole et Raynald sont tombés en amour avec le lac Tchitogama il y a déjà presque 30 ans alors qu’il on fait l’acquisition d’un petit chalet rustique incroyablement bien situé, sur la pointe de Rappel qui divise la rivière et le lac. Aujourd’hui, ils tiennent la résidence de tourisme Brise du Lac et proposent une formule de location d’appartement, sans repas, pour des séjours d’au moins quelques jours. Rattaché à leur maison, l’appartement moderne compte trois chambres et un espace cuisine-salon, sur trois étages, avec deux balcons et un spa intérieur avec vue. À cela s’ajoute l’accueil infiniment chaleureux de ce couple attachant qui souhaite ardemment faire partager sa passion envers le lac. Pour ce faire, ils offrent en introduction une longue balade en ponton d’un bout à l’autre du lac avec l’identification de tous les points d’intérêt. Les visiteurs pourront ensuite partir en kayak ou en canot pour aller grimper dans les cascades, prendre un bain de glaise et se baigner sous la chute, lézarder sur les plages ou taquiner le doré puis se laisser éblouir par le coucher de soleil. Pour s’y rendre, on traverse la municipalité de Lamarche et on continue tout droit, jusqu’après le camping municipal et le complexe touristique Scoobyraid.

Chute-aux-Galets

À quelques kilomètres de Saint-David-de-Falardeau, sur la rivière Shipshaw, le nom de Chute-aux-Galets est entré dans notre histoire à cause du barrage qui a été construit en 1921 à la décharge du lac Sébastien. Mais il y avait bien avant une chute impressionnante qui tombait d’une falaise de roche calcaire, d’où la référence aux galets. Cette formation ressemble d’ailleurs étrangement à certains paysages de l’île d’Anticosti avec son amorce de canyon, ses falaises abruptes et ses fossiles. En 1998, la municipalité de Falardeau a aménagé une passerelle qui permet d’enjamber la rivière Shipshaw et d’accéder à un sentier, ou plutôt un trottoir, de 1,2 km de longueur. La première section est même accessible aux poussettes mais un escalier assez vertigineux fait ensuite grimper les exigences. Le trottoir se poursuit jusqu’à un belvédère en face de la chute. Avec beaucoup de précautions, certains se rendent sur la formation rocheuse, encore plus près de la chute, et découvrent là un spectacle d’autant plus grandiose que la chute est actuellement plus grosse qu’elle ne l’a jamais été. Pour prolonger la randonnée, on peut poursuivre sur 3,8 km en aval de la rivière, en suivant la piste qui débute au bout de la passerelle, à gauche du trottoir.

Pour s’y rendre, on tourne à l’église de Falardeau et on roule jusqu’à la centrale électrique et encore un km plus loin, jusqu’au stationnement.

Caroline Boies admire le barrage et la chute aux Galets à partir du trottoir pédestre.

Caroline Boies admire le barrage et la chute aux Galets à partir du trottoir pédestre.

Chute Gagnon

Elle est moins connue, parce que le sentier y a été aménagé récemment, mais elle n’en est pas moins magnifique. Nous sommes encore sur la tumultueuse rivière Shipshaw. La municipalité de Saint-Ambroise a aménagé un superbe sentier de 2 km, facile et accessible à tous, qui longe la rivière et grimpe jusqu’au sommet de cette chute qui se distingue plus par sa configuration et sa largeur que par sa hauteur. La rivière se divise ici sur une île rocheuse que l’eau contourne avant de se précipiter dans quatre cascades puissantes en plus de la chute principale. Tout un spectacle qu’on contemple du gazebo sans se lasser. Surtout à ce temps-ci de l’année alors que la chute est au maximum de sa force.

Question pratique, je vous conseillerais de vous stationner sur l’emplacement qui se trouve à 100m du départ du sentier puis de faire un aller-retour. Vous pouvez aussi vous rendre au bout du chemin et accéder plus rapidement à la chute, mais laissez l’auto au stationnement, près de la grande pancarte. Le reste du chemin n’est pas vraiment carrossable, sauf en QUAD.

Pour vous y rendre, si vous venez de Saguenay, traversez Saint-Ambroise et continuez tout droit au stop au lieu de tourner vers Alma. Roulez 6 km sur le rang des Chutes puis tournez à droite en suivant les indications. Cent mètres plus loin, juste avant la courbe, vous vous engagerez sur un chemin de terre qui traverse le champ de patates. Suivez les indications jusqu’au sentier.

Les municipalités de Falardeau et de Saint-Ambroise présentent les sentiers sur leurs sites web et on peut avoir une carte du sentier de la chute Gagnon à l’Hôtel de ville de Saint-Ambroise.