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La Grande Virée : compilation et photos inédites

À l’été 2010, le journaliste Yves Ouellet partait à la découverte des attraits et sites naturels du Saguenay-Lac-Saint-Jean dans le cadre d’une virée de trois semaines qui allait prendre des allures de «Road Trip». Tout au long de son périple il avait pour objectif de rédiger un article par jour sur le sujet qui l’allumait. Il en résulta une série de reportage, de photo et de vidéo sur l’ensemble du territoire qui s’étendait de Petit-Saguenay à Saint-Félicien. À l’été 2011, cette virée qui avait maintenant le nom de «Grande Virée» était réactivée toujours avec la participation de M. Ouellet. À cette occasion, il s’était donné la mission de couvrir les attraits situés entre La Dorée au lac Saint-Jean et Tadoussac sur les rives du fleuve St-Laurent.

Lisez ou relisez ces articles, mais surtout prenez le temps de découvrir les nombreuses photos de cette tournée. En effet, tout au long de son périple, Yves Ouellet, photographe à ses heures, agrémentait ses articles de photos évocatrices des expériences qu’il avait vécus. Voici donc la compilation de tous les textes produits au cours de l’édition 2011 de la Grande Virée ainsi qu’en exclusivité ‘un diaporama d’une trentaine de photo inédites.

Peut-être retrouverons-nous notre bourlingueur l’année prochaine!

Débutons avec les articles en ordre chronologiques de diffusion :

Et voici les photos inédites :

Écrit le Lundi, 15 août, 2011 par Maxime St-Laurent et déposé dans Aventures nautiques, Aventures terrestres, Photo

Des trésors à découvrir

Sur un territoire délaissé par les touristes et les Bleuets eux-mêmes, on trouve de véritables trésors naturels qui sont pourtant presqu’à portée de main. La chute Gagnon de Saint-Ambroise, le site de Chute-aux-Galets de Saint-David-de-Falardeau et le lac Tchitogama de Lamarche s’avèrent de pures merveilles qu’il faut découvrir.

Sur les hauteurs des rives escarpées du grand lac Tchitogama, Nicole Dupont et Reynald Lessard se sont bâti un nid de retraite confortable et spectaculaire pour le partager avec leurs visiteurs de partout dans le monde. Chaque fois que leur regard porte au loin, c’est ce lac incroyablement fabuleux, sauvage, majestueux et impressionnant qu’ils admirent. Le lac Tchitogama repose dans une faille parallèle au Saguenay et s’ouvre sur la Péribonka comme un bras de 15 kilomètres de longueur, perpendiculaire à la rivière. Paradis des pêcheurs, il devient de plus en plus celui des villégiateurs et, aussi, des kayakistes.

Nicole et Reynald de la résidence de tourisme Brise du lac

Nicole et Raynald sont tombés en amour avec le lac Tchitogama il y a déjà presque 30 ans alors qu’il on fait l’acquisition d’un petit chalet rustique incroyablement bien situé, sur la pointe de Rappel qui divise la rivière et le lac. Aujourd’hui, ils tiennent la résidence de tourisme Brise du Lac et proposent une formule de location d’appartement, sans repas, pour des séjours d’au moins quelques jours. Rattaché à leur maison, l’appartement moderne compte trois chambres et un espace cuisine-salon, sur trois étages, avec deux balcons et un spa intérieur avec vue. À cela s’ajoute l’accueil infiniment chaleureux de ce couple attachant qui souhaite ardemment faire partager sa passion envers le lac. Pour ce faire, ils offrent en introduction une longue balade en ponton d’un bout à l’autre du lac avec l’identification de tous les points d’intérêt. Les visiteurs pourront ensuite partir en kayak ou en canot pour aller grimper dans les cascades, prendre un bain de glaise et se baigner sous la chute, lézarder sur les plages ou taquiner le doré puis se laisser éblouir par le coucher de soleil. Pour s’y rendre, on traverse la municipalité de Lamarche et on continue tout droit, jusqu’après le camping municipal et le complexe touristique Scoobyraid.

Chute-aux-Galets

À quelques kilomètres de Saint-David-de-Falardeau, sur la rivière Shipshaw, le nom de Chute-aux-Galets est entré dans notre histoire à cause du barrage qui a été construit en 1921 à la décharge du lac Sébastien. Mais il y avait bien avant une chute impressionnante qui tombait d’une falaise de roche calcaire, d’où la référence aux galets. Cette formation ressemble d’ailleurs étrangement à certains paysages de l’île d’Anticosti avec son amorce de canyon, ses falaises abruptes et ses fossiles. En 1998, la municipalité de Falardeau a aménagé une passerelle qui permet d’enjamber la rivière Shipshaw et d’accéder à un sentier, ou plutôt un trottoir, de 1,2 km de longueur. La première section est même accessible aux poussettes mais un escalier assez vertigineux fait ensuite grimper les exigences. Le trottoir se poursuit jusqu’à un belvédère en face de la chute. Avec beaucoup de précautions, certains se rendent sur la formation rocheuse, encore plus près de la chute, et découvrent là un spectacle d’autant plus grandiose que la chute est actuellement plus grosse qu’elle ne l’a jamais été. Pour prolonger la randonnée, on peut poursuivre sur 3,8 km en aval de la rivière, en suivant la piste qui débute au bout de la passerelle, à gauche du trottoir.

Pour s’y rendre, on tourne à l’église de Falardeau et on roule jusqu’à la centrale électrique et encore un km plus loin, jusqu’au stationnement.

Caroline Boies admire le barrage et la chute aux Galets à partir du trottoir pédestre.

Caroline Boies admire le barrage et la chute aux Galets à partir du trottoir pédestre.

Chute Gagnon

Elle est moins connue, parce que le sentier y a été aménagé récemment, mais elle n’en est pas moins magnifique. Nous sommes encore sur la tumultueuse rivière Shipshaw. La municipalité de Saint-Ambroise a aménagé un superbe sentier de 2 km, facile et accessible à tous, qui longe la rivière et grimpe jusqu’au sommet de cette chute qui se distingue plus par sa configuration et sa largeur que par sa hauteur. La rivière se divise ici sur une île rocheuse que l’eau contourne avant de se précipiter dans quatre cascades puissantes en plus de la chute principale. Tout un spectacle qu’on contemple du gazebo sans se lasser. Surtout à ce temps-ci de l’année alors que la chute est au maximum de sa force.

Question pratique, je vous conseillerais de vous stationner sur l’emplacement qui se trouve à 100m du départ du sentier puis de faire un aller-retour. Vous pouvez aussi vous rendre au bout du chemin et accéder plus rapidement à la chute, mais laissez l’auto au stationnement, près de la grande pancarte. Le reste du chemin n’est pas vraiment carrossable, sauf en QUAD.

Pour vous y rendre, si vous venez de Saguenay, traversez Saint-Ambroise et continuez tout droit au stop au lieu de tourner vers Alma. Roulez 6 km sur le rang des Chutes puis tournez à droite en suivant les indications. Cent mètres plus loin, juste avant la courbe, vous vous engagerez sur un chemin de terre qui traverse le champ de patates. Suivez les indications jusqu’au sentier.

Les municipalités de Falardeau et de Saint-Ambroise présentent les sentiers sur leurs sites web et on peut avoir une carte du sentier de la chute Gagnon à l’Hôtel de ville de Saint-Ambroise.

De la table champêtre au sentier pédestre

Dans les prochains jours, j’aimerais vous faire découvrir quelques magnifiques sentiers de randonnée accessibles à la famille et qui ont comme point commun d’être malheureusement trop méconnus.

Je vous emmène dans le Haut-Saguenay, au nord de Chicoutimi, dans les municipalités de Saint-David-de-Falardeau, Saint-Ambroise, Lamarche et, aujourd’hui, Labrecque. Mais d’abord, allons nous régaler et faire des forces à Saint-Nazaire.

À L’Orée des Champs

Quoi de plus agréable et de plus important que de découvrir une région par les saveurs de son terroir ? Partout où l’on voyage en Europe, c’est d’abord ce qu’on recherche. Chez nous, sur la ferme familiale quasi-centenaire des Larouche, située dans le rang 7 de Saint-Nazaire, la table champêtre À l’Orée des Champs nous permet une découverte qui séduit tous les sens. Myriam Larouche et ses frères ont repris la terre cultivée par leurs parents et grands-parents. Sur cet immense domaine agricole et forestier, ils produisent environ 500 agneaux par année, cultivent de grands potagers et coupent le bois. Avec les arbres abattus, ils ont restauré la vieille grange devenue une superbe salle à manger, vaste comme une église et dominée par l’omniprésence des boiseries. De leurs agneaux, Myriam, aidée de son frère Dany, élabore une cuisine savoureuse en pleine évolution puisque la chef vient de compléter une formation en charcuterie qui lui permettra d’ajouter plusieurs nouvelles propositions à ses menus. Les convives profitent aussi d’un environnement naturel superbe et même d’un sentier de randonnée vers le lac voisin.

Myriam Larouche de la ferme à la table champêtre À l’Orée des Champs.

À l’Orée des Champs est donc la seule table champêtre certifiée de la région et il faut absolument réserver avant de s’y présenter. On vous suggèrera alors une sélection de menus variée mais où l’agneau à toujours sa place aux côtés des arrivages saisonniers du potager. On peut même acheter à la boutique la viande des agneaux élevés sur place, transformée ou non, ainsi que certains autres produits d’éleveurs locaux. Pour tous les gourmands férus de mets du terroir, c’est une expérience qui s’impose.

Massif aux 3 lacs

Tommy Larouche au départ du sentier du Massif aux 3 lacs.

Presque toutes les municipalités du Haut-Saguenay ont développé des sentiers de randonnée pédestre dans le cadre de programmes de valorisation des territoires forestiers. Labrecque n’est pas en reste avec le plus long réseau de sentiers du groupe, le Massif aux 3 lacs. Il s’agit de près de 18 km de sentiers qui font le tour du lac Tommy et qui longent le lac Chabot. Ces pistes traversent des environnements forestiers vraiment intéressants, même en cette fin de printemps et sous la pluie comme hier. Le sol est actuellement couvert de fleurs coquettes : trilles ondulés, clintonies boréales, quatres saisons, trientales, fougères et j’ai été surpris de voir que les sabots de la Vierge sont déjà en fleur et très nombreux dans le sous-bois. Les traces des ouvrages des castors sont omniprésentes tout au long de la randonnée et leurs cabanes immenses sont en pleine rénovation printanière. Les sentiers du Massif aux 3 lacs sont caractérisés par leur relief qui n’a rien à voir avec les monts Valin mais qui ajoute au plaisir de marcher tout en permettant d’accéder à des points de vue remarquables sur les lacs et les sommets environnants. D’ailleurs, plusieurs gazebos, tables de pique-nique et chaises sont dispersés sur le sentier, aux endroits stratégiques pour la contemplation, la sustentation et la relaxation.

Tommy Larouche, l’inspecteur municipal qui m’a bravement accompagné sous l’orage, m’expliquait qu’on va continuer de travailler sur l’entretien du sentier, sur le balisage et sur l’aménagement de quelques ponceaux qui seraient fort utiles.

Pour se rendre au point de départ du Massif aux 3 lacs, on se dirige vers Labrecque en passant par Saint-Nazaire et on tourne à droite à la station service, en entrant dans Labrecque. Le chemin Damase devient le chemin des Vacanciers qu’on suit jusqu’au chalet municipal. Le stationnement est grand, le départ bien identifié et c’est gratuit.

Dans Labrecque, on peut louer une maison de tourisme de 5 chambres, La Maison aux Cerisiers située légèrement en retrait du village.